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Séminaire "Connaissances interprétatives"

Publié le 19 septembre 2018 Mis à jour le 19 septembre 2018
du 16 octobre 2018 au 14 mai 2019 Toulouse - Campus du Mirail

Toutes les séances du séminaire auront lieu de 16h15 à 18h15 en salle Salle RE207 (nouveau Pavillon de la Recherche), Université Jean-Jaurès, Toulouse.

Le séminaire "Connaissances interprétatives", sous la responsabilité de Raphaël Künstler, proposera 15 séances entre le 16 octobre 2018 et le 14 mai 2019. 

L’interprétation, comprise comme activité cognitive, intervient, centralement ou non,  de nombreuses pratiques. Qu’il s’agisse de pratiques artistiques, scientifiques, juridiques, intersubjectives ou politiques, l’interprétation paraît y jouer un rôle. Dès lors, se pose une question conceptuelle : qu’ont de commun ces différentes pratiques ? Inversement, il faut s’interroger sur ce qui les différencie ? Car s’il n’y avait pas de différences entre ces pratiques interprétatives, on ne comprendrait pas pourquoi tous ces domaines sont distincts.
Le premier objectif de ce séminaire, ou son idéal régulateur, sera donc de parvenir à dégager à la fois les propriétés génériques et à identifier différentes espèces d’interprétation. On se demandera par exemple ce qu’ont de commun et de différent les pratiques de l’interprétation au théâtre, en mathématiques et en médecine. Avant d’atteindre cet objectif systématique, il sera nécessaire de passer par des études monographiques, en s’interrogeant sur l’usage et les modalités de l’interprétation dans différentes disciplines.
Par ailleurs, les pratiques interprétatives sont souvent dépréciées en comparaison d’autres activités mentales comme la description, le calcul, la déduction ou l’induction. En effet, l’interprétation serait inéluctablement entachée de subjectivité : sa mise en œuvre ne permettrait pas de justifier des connaissances, de produire des propositions vraies, d’atteindre des certitudes. Par conséquent, toutes les pratiques qui mobilisent l’interprétation devraient nécessairement renoncer à la connaissance, voir même, d’après les théories les plus radicales, à l’argumentation.
La question des limites de l’interprétation se pose dès lors de deux manières : (1) quand cesse l’interprétation ? Y a-t-il des enquêtes qui ne mobilisent pas d’interprétation ? ; (2) qu’est-ce que peut nous apprendre l’interprétation ? Jusqu’à quel point peut-on espérer atteindre une certitude interprétative ? Une connaissance interprétative ?
C’est pour travailler collectivement ces deux questions que ce séminaire est  conçu comme une enquête collective et interdisciplinaire.

Découvrez le programme détaillé du séminaire sur son carnet "Hypothèses".