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« L’image de l’élan vital dans le chapitre II des Deux sources de la morale et de la religion »

Jean-Christophe Goddard

Le chapitre II des Deux Sources de la morale et de la religion, consacré à la « religion statique » mobilise, on le sait, d’une manière centrale L’évolution créatrice, et principalement ses deux premiers chapitres (DS,132). Bergson y est ramené « aux considérations » qu’il avait « présentées autrefois sur l’évolution de la vie » (DS,115) à partir de deux questions. La première, qui ouvre le chapitre, peut être formulée ainsi : « comment des croyances ou des pratiques aussi peu raisonnables [que les croyances et les pratiques religieuses] ont pu et peuvent encore être acceptées par des êtres intelligents ? » (DS,106). La seconde, qui s’inquiète de savoir « à quel danger la nature devait parer » (DS,113) en organisant dans l’individu la fonction fabulatrice à l’origine de ces croyances absurdes, pose un « problème plus vaste » qui s’énonce ainsi : « Comment rapporter à un besoin vital les fictions [les représentations religieuses] qui se dressent devant l’intelligence, et parfois contre elle, si l’on a pas déterminé les exigences fondamentales de la vie ? » (DS,115). A vrai dire ce problème plus vaste, posé par la seconde question, était « implicitement contenu dans la première », et se rencontrera de nouveau, « plus explicite », lorsque surgira une troisième question : « Comment la religion a-t-elle survécu au danger qui l’a fit naître ? Comment, au lieu de disparaître, s’est-elle simplement transformée ? Pourquoi subsiste-t-elle, alors que la science est venue combler le vide, dangereux en effet, que l’intelligence laissait entre sa forme et sa matière ? »


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