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JE "Apparaître, disparaître politiquement" en hommage à Etienne Tassin

Publié le 6 février 2019 Mis à jour le 11 février 2019
le 14 mars 2019 Toulouse - Campus du Mirail

Le jeudi 14 février de 9h à 17h30 à la Maison de la recherche, salle D155 (matin) et F422 (après-midi)

Journée d'étude
ERRaPhis
Jeudi 14 mars
Lieu : D155 (matinée) et F422 (après-midi)
Maison de la Recherche, Université de Toulouse Jean Jaurès
Métro : Mirail Université
Entrée libre et gratuite

Apparaître, disparaître politiquement
Lectures et usages phénoménologiques de Hannah Arendt

En hommage à Etienne Tassin


L'apparition dans l'espace public répond souvent à l'exigence de visibilité et d'intelligibilité qui constituent les deux critères minimaux requis pour qualifier un engagement politique et pour faire accéder l'action au seuil de la reconnaissance politique, permettant ainsi le renouvellement de la communauté politique et de l'appartenance à la citoyenneté, donc à l'humain. Ainsi en est-il des interprétations prévalant à l'analyse des mouvements des places (dont un modèle initial peut être trouvé dans le mouvement de la place des mères en Argentine pendant la dictature militaire). Car, a contrario, la disparition, soit l'effacement de la surface du visible, est considérée comme un évidement ontologique, une expression monstrueuse du politique qui élimine ses opposants dans une sorte de nécropolitique qui refuse certes la vie digne d'être vécue mais aussi l'ensevelissement, l'enterrement, soit la reconnaissance même de la mort. Dans ce cas, et de manière plus générale, la disparition, qu'elle soit celle des disparu.e.s des régimes autoritaires, des parias ou des apatrides issu.e.s de minorités déplacées, constitue une forme de spectralité acosmique (c'est-à-dire qui empêche l'édification d'un monde commun en créant des fantômes, des êtres pas-tout-à-fait vivants, pas-tout-à-fait morts).
Ce sont ces deux concepts archétypaux (apparition / disparition ) de la philosophie politique moderne que nous aimerions réinterroger à l'aune de l'oeuvre d'Arendt, en montrant la complexité, le caractère heuristique, mais aussi les impasses, d'un telle approche dualiste de l'action politique, tant il est vrai que des manières de faire communauté ont pu emprunter la voie de l'entre-deux (entre apparition et disparition), comme l'ont montré les études qui se nourrissent des analyses critiques féministes et postcoloniales.

Organisation : Hourya Bentouhami (IUF, ERRaPhiS, UT2J) et Evgenia Turchina (ERRaPhiS)

MATINEE (D155)

9h. Accueil des participants et du public autour d'un buffet petit déjeuner

9h30. Mot de bienvenue de Hourya Bentouhami en hommage à Etienne Tassin, spécialiste de Hannah Arendt

9h45. Conférence inaugurale : Artemy MAGUN, European University at Saint Petersburg
« Hannah Arendt et la question juive »

10h30. Vicente MONTENEGRO, Université de Toulouse – Jean Jaurès et Université Paris 8
« Sur 'le droit d’avoir des droits' ou l’évanouissement de l’humain.
Werner Hamacher lit Hannah Arendt »

11h15 pause

11h30. Evgenia TURCHINA, Université de Toulouse – Jean Jaurès
« Hannah Arendt. L'esthétique et la politique de la disparition »

12h15. Pause déjeuner


APRES-MIDI (F422)

Modération : Jérôme LÈBRE, Collège International de Philosophie et Université Toulouse – Jean Jaurès

14h. Antoine CHOLLET, Université de Lausanne
« 'Et vous, M. Tassin, que faites-vous ?' enseignement et politique »

14h45. Marion BERNARD, Archives Husserl de Paris
« Les enfants entre vie privée et vie politique »

15h30. Pause

15h45. Eraldo SANTOS, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
« La résistance et le phénomène. Retour sur la phénoménologie de la désobéissance civile »

16h30. Hourya BENTOUHAMI, Université Toulouse – Jean Jaurès
« Apparaitre ou disparaître ? La théorie arendtienne de l'espace public face aux théories subalternes de la résistance »