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Transmis: Séance de lancement de la traduction française d’Autonomie et design d’Arturo Escobar (Séminaire « Penser les décolonisations)

Publié le 11 décembre 2020 Mis à jour le 11 décembre 2020
le 16 décembre 2020 Toulouse - Campus du Mirail

En visioconférence, mercredi 16 décembre 2020, de 15h à 17h30

Séance de lancement de la traduction française d’Autonomie et design d’Arturo Escobar (EuroPhilosophie Éditions, 2020) en visioconférence. Avec Arturo Escobar (Université de Caroline du Nord à Chapel Hill), les traductrices Anne-Laure Bonvalot (Université Paul Valéry – Montpellier 3) et Claude Bourguignon Rougier (chercheuse indépendante), Lina Alvarez (Université des Andes, Colombie), Jean-Christophe Goddard (Université Toulouse 2 Jean-Jaurès), Marc Maesschalck (Université catholique de Louvain), Alexandre Monnin (ESC Clermont Business School) et Guillaume Sibertin-Blanc (Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis).

Organisée par Jean-Christophe Goddard dans le cadre du séminaire « Penser les décolonisations ».

Pour suivre le live sans participer, activer le lien suivant: https://prismes.univ-toulouse.fr/player.php?code=3g5SfH2b&width=100%&height=100%

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Nous sommes heureux de vous annoncer la parution le 16 novembre 2020 de la traduction en français par Anne-Laure Bonvalot et Claude Bourguignon-Rougier d’Autonomie et design. La réalisation de la communalité d’Arturo Escobar aux éditions EuroPhilosophie dans la collection « Contre\Champs ».

L’ouvrage est accessible en ligne gratuitement dans son intégralité sur OpenEdition Books. Présentation du livre : La crise que nous traversons aujourd’hui n’est pas uniquement la crise d’un modèle économique, pas plus qu’elle ne peut être attribuée à l’humanité dans sa totalité. Elle est bien plutôt la crise du modèle de civilisation imposé par la modernité/colonialité capitaliste/patriarcale occidentale. C’est ce constat effectué par des activistes amérindiens, afrodescendants et paysans, et de plus en plus explicitement élaboré par la pensée critique du continent, que le livre d’Arturo Escobar prend comme point de départ afin de proposer des alternatives à un mode de vie qui s’est révélé non soutenable et intrinsèquement meurtrier. Grâce à un riche dialogue entre les senti-pensées des communautés amérindiennes et des afrodescendants d’une part, et les théories appartenant à des disciplines hétérogènes telles que la philosophie, l’écologie politique, la théorie féministe et la biologie d’autre part, A. Escobar examine dans ce livre les potentialités du design pour la transition vers des modes de vie basés sur l’interdépendance radicale entre tous les êtres (humains et non humains), la réciprocité et l’autonomie des peuples. Pour ce faire, l’auteur adopte un double point de départ : premièrement, le postulat théorique selon lequel le design est ontologique, puisque chaque objet ou service qu’il crée produit des façons particulières d’être et de faire ; deuxièmement, l’observation de l’ubiquité du design dans nos sociétés modernes. Compte tenu des origines capitalistes, fonctionnalistes et rationalistes du design, pourrait-il être réorienté pour fonctionner non pas en faveur de l’accumulation de capital qui nécessite l’infériorisation de l’Autre, mais la reconstitution et la guérison du tissu de la vie ? Dans quelles conditions le design peut-il contribuer à la transition vers de nouveaux modes de vie où les êtres humains se sentent appartenir à la Terre et comprennent, comme dans la philosophie Ubuntu, que « je suis parce que nous sommes » ?