Equipe de Recherche sur les Rationalités Philosophiques et les Savoirs (ERRAPHIS)


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Personnels Enseignants

Künstler Raphaël


PARCOURS

Ancien élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm, Agrégé de philosophie, Docteur en philosophie.

 

PUBLICATIONS

OUVRAGES

Monographie

  • Faut-il croire les scientifiques ? Thèse, à paraître chez Hermann en 2018

Direction d'ouvrage collectif

  • Croire ou accepter ? Analyses conceptuelles et études de cas, ouvrage co-dirigé avec Alban Bouvier, Hermann, 2016 [Recension : journals.openedition.org/lectures/23489]

  • Les défis du collectif, ouvrage co-dirigé avec Aurélien Allouche, Hermann (à paraître)

Direction de numéros spéciaux

  • « La philosophie des sciences au prisme des séries télévisées » (en co-direction avec Hugo Clémot et Sylvie Allouche), dans Implications Philosophiques, 2015

  • « Philosopher en enseignant au lycée », dans Implications Philosophiques, 2016

 

ARTICLES DANS DES REVUES ET OUVRAGES À COMITÉ DE LECTURE

Articles parus

  • « Le pouvoir détériorant de la fiction », publié dans la Nouvelle Revue d'Esthétique, PUF, 2017

  • « L’argumentation pessimiste contre le réalisme scientifique est-elle sophistique ? » publié dans le numéro 5 de REPHA, 2014

  • « Les valeurs épistémiques de l’imagination chez Bachelard » publié dans la revue Implications philosophiques, 2014

 

Article à paraître (accepté)

  • « Le dilemme des deux relativismes », à paraître dans la revue IGITUR

 

Article soumis

  • « Aggregating Judgment in Scientific Research », texte proposé au colloque de la revue Episteme à la Carnegie Mellon University (Pittsburgh), soumis à European Journal of Social sciences.

  • « L'argument du non miraculeux dans un monde feuilleté », texte soumis à la Revue philosophique de France et de l'Étranger.

 

CHAPITRES D'OUVRAGES COLLECTIFS

  • « Abduction créative rationnelle et connaissance des inobservables », paru dans L'abduction, ouvrage dirigé par Rémi Clot-Goudard et Denis Vernant, Vrin, 2018

  • « Accepter et croire dans la pratique scientifique », chapitre de Croire ou accepter ?, Hermann, 2016

  • « L'interprétation peut-elle conduire à la connaissance ? » dans Enseigner la philosophie avec le cinéma, dirigé par Hugo Clémot, éditions Les contemporains favoris, 2015


TRADUCTION

  • Paul Roth, Au cœur des ténèbres, Hermann (à paraître)

  • Margaret Gilbert et Maura Priest, « Dialogue et engagement conjoint », dans Les défis du collectif (à paraître)

  • Jonathan Cohen « Croyance et Acceptation » (co-traduction), dans Croire ou accepter ?, 2017


RECENSIONS

  • Recension de Sciences et pseudo-sciences, ouvrage collectif sous la direction de Valéry Rasplus , Implications Philosophiques, 2016

  • Recension de Qu'est-ce que la technologie ?, de Dominique Raynaud, 2016


DIFFUSION DE LA CONNAISSANCE

  • Responsable du pôle « Recensions » de la revue Implications Philosophiques

  • « Coopération Maths-Philo. Un match en trois rounds » Tangentes, 2016

  • « Spinoza : une philosophie du délire », Le monde des livres, 2008

  

COMMUNICATIONS ORALES

 

Présentations dans des colloques internationaux

 

2017

2016

2016

2014

2013

2012

2011

Colloque European Roundtable of Social Sciences (Cracovie) “Introspective Social Knowledge”

Colloque “Ground in Philosophy of Science” (Genève) “Grounding the No Miracle Argument”

Congrès de la British Society for the Philosophy of Science (Cardiff), “Grounding the No Miracle Argument”

Colloque New Thinking about Scientific Realism (Pretoria), « Semirealist's Dilemma »

Colloque de la European Philosophy of Science Association (Helsinki), en collaboration avec Genco Guralp (Université de Baltimore), « Research Programs without Theoretical Commitments »

5th Workshop  on Social Epistemology (Lund), « Informational cascade and the division of cognitive labor »

Colloque de la revue Episteme (Pittsburgh) « Aggregating judgment within scientific practice »


 

Présentation sur invitation

 2018

 2016

 « Introspective Social Knowledge », présentation au séminaire PACs de l'Institut Jean Nicod

 « Why is Knowledge Power », présentation dans le cadre du programme « Power
Structuralism », (Oxford)


 

Présentations dans des colloques nationaux

2014

2013

2012

2009

Congrès de la SPS : « L'argument du non miraculeux dans un monde feuilleté »

Congrès de la SOPHA (Paris), Symposium (présenté avec Alban Bouvier et Olivier Ouzilou) « La dimension volontaire des croyances collectives » : « Accepter une théorie que l’on croit fausse »

Colloque « Philoséries » (Paris), avec Sylvie Allouche : « Regarder 24 nous rend-il plus mauvais ? »

Colloque « repenser la normativité » (Grenoble) : « Repenser la normativité des pratiques scientifiques. Une pratique scientifique peut-elle être normative ? »

Congrès de la SOPHA (Genève) : « Le statut des énoncés nomothétiques est-il pragmatique ou bien métaphysique ? »

 

 

Présentations dans des séminaires de recherche

 

2014

2011

 

 

 

Séminaire junior de métaphysique de l'IHPST : « Métaphysique des détecteurs »

Workshop « Social Epistemology and Cognitive Sociology » (Aix-en-Provence) :
« Reconciling logical and social reasons in scientific theory choices »

Journée des Jeunes Chercheurs du CEPERC (Aix-en-Provence) :
« Sous-détermination de la sous-détermination d’un point de vue naturaliste »


 

RESPONSABILITÉS ADMINISTRATIVES

  • Correspondant du Service d'Enseignement à Distance de l'UT2J pour le Département de Philosophie, 2017-2018

     

RESPONSABILITÉS COLLECTIVES, ANIMATION DE LA RECHERCHE, EXPERTISE SCIENTIFIQUE

  • Évaluations pour les revues: International Studies in Philosophy of Science

    • British Journal for the Philosophy of Science

    • Implications philosophiques

    • Philosophia Scientiae

  • Rédacteur en chef de la revue Implications philosophiques, 2015-2017

  • Membre du comité de lecture de l'Encyclopédie de philosophie (encyclo-philo.fr)

  • Co-organisation (avec Alban Bouvier) du colloque « Social Epistemology and Cognitive Sociology », 2014

 

PRÉSENTATION DE LA THÈSE

Titre : Défense intégrative du réalisme scientifique contre l'argument pessimiste

Résumé synthétique

Il est souvent arrivé que, par le passé, les scientifiques croient en des objets inobservables dont ils rejettent aujourd'hui l'existence. Quelle leçon tirer de ce fait ? On est tenté d'en conclure que les méthodes qu'emploient les scientifiques pour connaître l'inobservable ne sont pas fiables, de sorte que la connaissance de cette réalité serait essentiellement hors de leur portée.

Ma thèse identifie deux présupposés qui soutiennent ce raisonnement : le présupposé selon lequel la méthode de l'hypothèse serait la seule manière de produire des connaissances de l'inobservable ; le présupposé d'après lequel cette méthode se déploierait de manière instantanée. L'objectif de ce travail est d'établir que si les modalités concrètes de l'activité expérimentale et si la dimension diachronique de la recherche théorique sont prises en compte, chacun de ces deux présupposés doit être rejeté. À cette fin, deux théories sont successivement développées : une théorie de l'activité expérimentale et une théorie de l'enquête, laquelle se trouve ensuite appliquée à l'histoire des sciences.

Le rejet des deux présupposés de l'argument pessimiste conduit alors à la conclusion selon laquelle non seulement cet argument est incorrect, mais qu'il doit être renversé : les affirmations scientifiques actuelles concernant les objets inobservables ne sont pas discréditées, mais légitimées par les effondrements théoriques passés.

 

PROGRAMME DE RECHERCHE 2017-2018

Dans mon nouveau cycle de recherche, j'ai entrepris d'examiner dans quelle mesure les outils théoriques que j'ai mis en place pour défendre le réalisme scientifique permettent d'éclairer les débats actuels portant sur les fondements épistémologiques des sciences humaines. Pour cela, je cherche avant tout à défendre l'hypothèse selon laquelle la question de la valeur épistémologique de l'interprétation peut être subsumée sous la question du réalisme scientifique. Si cette hypothèse est juste, les activités cognitives mobilisées par les sciences humaines et par les sciences de la nature sont les mêmes. Et cela, non parce que les sciences humaines sont mathématisables, mais parce que les sciences de la nature sont interprétatives. À la suite de Chrisostomos Mantzavinos dans Naturalistic Hermeneutics, j'entends mener ce travail dans un cadre naturaliste, c'est-à-dire en m'appuyant sur les travaux récents développés en sciences cognitives sur le « mindreading », c'est-à-dire l'interprétation des paroles et des conduites d'autrui, et les travaux plus anciens sur la modélisation mentale.

Ce travail s'articule sur quatre fronts :

- Pour identifier les points communs entre la pratique interprétative dans les sciences de la nature et dans les sciences humaines, je suis amené à réinterpréter les textes fondateurs de la science moderne (Osiander, Kepler, Galilée, Descartes, Pascal, Boyle, Newton), et en particulier le Traité théologico-politique, où Spinoza applique la méthode expérimentale à l'herméneutique. J'ai eu l'occasion de développer ces recherches dans le cadre d'un cours de Master à l'Université Jules Vernes, et j'ai entrepris de rédiger un commentaire de la méthode herméneutique de Spinoza.

- Pour en identifier les différences, je suis amené à m'interroger sur le rôle de la subjectivité des chercheurs dans les sciences humaines. Sur la base des débats en psychologie cognitive sur le « mindreading », je m'interroge sur le rôle que joue la simulation des états d'esprit d'autrui dans l'interprétation des phénomènes humains. Comme les travaux influents d'Alvin Goldman sur cette théorie impliquent que la simulation des états mentaux d'autrui doit être suivie d'une forme d'introspection, je m'interroge sur le rôle que joue l'introspection dans la recherche en sciences sociales. J'ai eu l'occasion de présenter ces recherches deux fois, dans le cadre de l'European Network in Philosophie of Social Sciences en septembre 2018 et à l'Institut Jean Nicod. J'ai soumis un projet de contribution à quatre colloques : « Measurement in science », le colloque de la SPS, le colloque de la Sopha et le colloque ENSPOSS18.

- Je confronte ces analyses à trois études de cas. : (1) un travail sur les débats concernant l'explication du phénomène des bourreaux ordinaires dans le cadre des Genocide Studies, avec la présentation et la traduction de Hearts of Darkness de Paul Roth ; (2) un travail sur l'épistémologie de la préhistoire, dans le cadre d'un séminaire en cours de co-organisation avec Aline Wiame, MCF à l'UT2J ; (3) un travail sur les fondements de la sociologie, avec la co-direction (avec Aurélien Allouche) d'un ouvrage intitulé Les défis du collectif, avec les contributions de Philip Pettit, Jon Elster, Margaret Gilbert, Paul Roth, Daniel Little, Laurence Kauffman, Myriam Doury, Pierre Livet, Pascal Engel, Alban Bouvier et Sébastien Urbanski.

- Dans le cadre d'un Master de Sociologie de recherche à l'Université Toulouse II Jean-Jaurès, je mène une recherche adossée à un projet de recherche faisant partie du LABEX SMS. Il s'agit d'utiliser la théorie des réseaux sociaux, et donc des modèles réticulaires, pour chercher à déterminer à quelle réalité renvoie le mouvement dit « hétérodoxe » en économie. Cette formation est utile à mon projet pour quatre raisons : (1) elle me permet de nourrir et actualiser ma réflexion sur l'histoire et la sociologie des sciences ; (2) de me fournir d'une expérience en première personne de la recherche en sociologie, de façon à pouvoir développer une philosophie de la sociologie en prise sur la sociologie telle qu'elle se fait ; (3) d'interroger l'usage des graphes en sociologie comme marqueur de réalité sociale permet d'y poser la question du réalisme scientifique ; (4) de me former à d'autres pratiques de recherche que celles de ma discipline.




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